Traitement de la crise

Le traitement de la crise de migraine

Une approche par paliers du traitement de la douleur migraineuse est recommandée. Ce traitement doit être guidée et surveillé par un médecin qui conseillera le type de traitement adéquat.  Un certain nombre de ces patients seront soulagés par des analgésiques classiques (aspérine ou paracétamol), éventuellement en association à des anti-nauséeux.

"Quand la crise survient, la douleur est souvent insupportable"

Certains anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) sont sûrs et efficaces comme deuxième étape, éventuellement accompagnés d’un médicament anti-nauséeux.

En cas d’efficacité insuffisante, le médecin a la possibilité de passer à un troisième niveau avec un traitement antimigraineux spécifique, choisi parmi les triptans. 

D’autres recours médicamenteux existent encore, et quelques traitements non-médicamenteux ont fait leur preuve, comme l’acupuncture. 

"Migraineux, allez consulter ! Nombre de médicaments efficaces peuvent vous être prescrits"

A l’heure actuelle, subir ses crises de migraine avec fatalité, les minimiser, en prendre l’habitude, et se débrouiller par soi-même, est une erreur. Il existe des traitements efficaces, mais ils peuvent se retourner contre nous si on les emploie mal. 

Autrement dit, l’automédication comporte le risque d’augmenter la fréquence des maux de tête et leur sévérité. 

« J’ai toujours trouvé pénible d’entendre les gens dire : 

« C’est pas un petit mal de tête qui va m’arrêter ». Mes maux de tête à moi, c’était toute la journée au lit, l’enfer! Heureusement, j’ai fini par recevoir un médicament qui soulageait mes crises plus rapidement. » 

Le traitement de la céphalée de tension

Les antidouleurs simples (paracétamol, …), et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont efficaces à court terme dans les crises aiguës. Ces médicaments doivent toujours être pris avec l’accord du médecin afin d’éviter l’évolution vers des céphalées par abus d’antidouleurs.

Il existe aussi quantité de traitements non-médicamenteux qui ont prouvé leur efficacité quand ils sont employés seuls ou en association avec les médicaments cités ci-dessus. Parmi ceux-ci :

  • la relaxation , le biofeedback et la thérapie comportementale cognitive ont accumulé les preuves d’efficacité au cours du temps, et doivent être considérés comme la première option.
  • l’acupuncture a fait ses preuves également.
  • d’autres méthodes se sont révélées utiles, comme l’extrait naturel de Pétasite (herbe aux teigneux) et la vitamine B2.

Danger : les abus d’antidouleurs

Selon le Centre Belge d’Information pharmacothérapeutique (CBIP), « L’utilisation quotidienne d’analgésiques peut entraîner une dépendance qui se manifeste par deux sortes de plaintes.

On constate une augmentation de la fréquence des céphalées (allant jusqu’à des crises quotidiennes). Ces céphalées induites par les analgésiques surviennent chez environ 1% de la population totale et se développent insidieusement étant donné qu’il faut attendre environ 5 ans avant que les céphalées ne se manifestent quotidiennement.

"Les antidouleurs ne doivent être pris qu'en cas de crise et jamais au quotidien, en évitant les doses trop élevées"

Ce phénomène a été clairement décrit avec l’ergotamine mais a aussi été démontré lors de l’utilisation de triptans, d’acide acétylsalicylique, de paracétamol, de dextropropoxyphène et de codéine. Les patients qui utilisent des préparations combinées (associations avec de la codéine et/ou de la caféine) présentent un risque accru de développer des céphalées induites par les analgésiques.

De plus, un phénomène d’accoutumance lors de l’arrêt soudain de la thérapie a été observé. Chez 2/3 des utilisateurs chroniques d’analgésiques, une aggravation des céphalées (ainsi que d’autres symptômes de sevrage, tels nausées, vomissements, transpiration, insomnie) apparaît lors de l’arrêt brutal de leurs analgésiques. Pour soulager ces plaintes, les patients vont à nouveau utiliser des analgésiques et entrent ainsi dans un cercle vicieux ».

"Attention : l’abus d’anti-douleurs mène à la dépendance"

Derry S et al, Cochrane Database Syst Rev 2010: CD008040

CBIP, fiche de transparence - Antimigraineux – juillet 2008

Bristol-Myers Squibb Belgium DAFALGAN® est un médicament à base de paracétamol. DAFALGAN® 500mg est réservé aux enfants à partir de 11 ans et aux adultes. DAFALGAN® Forte 1g peut être utile pour contrôler l’analgésie chez certains patients de plus de 15 ans. Dafalgan Odis est réservé à l’adulte. Demandez conseil à votre pharmacien. Lisez attentivement la notice. Pas d’utilisation prolongée sans avis médical.