Les récidives

Eviter les récidives

Les récidives ne sont pas prévisibles. Elles sont normales et ne signifient pas une aggravation des lésions rachidiennes existantes ou l’apparition d’une nouvelle pathologie. 

Que peut-on faire pour les prévenir ?

  • Faut-il arrêter le sport ?
  • Est-il important de maigrir ?
  • Comment ménager notre dos ?
  • Quel est le rôle des facteurs psychologiques dans les récidives ?
"Près de la moitié des patients ont des récidives de temps à autre"

L’activité physique en général est toujours préférable à la sédentarité, pourvu qu’elle n’occasionne pas de douleur. 

En cas de lombalgie, évitez temporairement les sports qui malmènent le dos. Par exemple, le judo, la lutte, l’aviron (canot, kayak, chaloupe, etc.), le jogging, les sports de raquette (tennis, badminton, etc.), la danse aérobique, l’équitation, le vélo de montagne, les poids et haltères et le trampoline, qui imposent des chocs à la colonne, ou des efforts intenses, ou de nombreux mouvements de torsion du thorax. 

Par contre, la marche, la natation et le cyclisme de route (avec une bicyclette bien ajustée à sa taille) sont des sports doux pour le dos. 

N’oubliez pas que l’échauffement est essentiel, de même que le renforcement de la musculature abdominale, qui constitue avec les muscles lombaires un corset naturel de la colonne vertébrale.

L’excès de poids n’est pas une cause de lombalgies. Toutefois, il aggrave les symptômes de ceux qui ont des lombalgies. Il peut donc sembler important de maigrir quand les récidives sont fréquentes ou en cas de lombalgies chroniques. 

Mais attention ! Maigrir provoque aussi une perte de muscle et un affaiblissement de la musculature aggrave le mal de dos.  

Maigrir sans faire les exercices nécessaires pour renforcer la musculature abdominale et lombaire est une erreur.

HoudingLa démarche la plus utile semble être de modifier nos mauvaises habitudes en ce qui concerne les postures néfastes pour le dos que nous avons adoptées dans la vie de tous les jours. 

Par exemple, réglez votre siège de bureau de manière à ce que le clavier de votre ordinateur soit à la hauteur du nombril, que vos fesses soient calées au fond du siège et que votre dos soit bien soutenu par le dossier. Pour vous baissez, pliez les genoux plutôt que le dos. Gardez contre le corps les objets que vous portez. Ou encore, évitez de dormir sur le ventre. La position couchée sur le côté, genoux pliés, est la moins fatigante pour le dos. Investissez aussi dans un matelas en latex et un sommier à lattes. 

Enfin, les observations démontrent que les facteurs psychologiques ont à eux seuls un impact plus prononcé sur l’évolution des lombalgies que tout ce qui a été décrit ci-dessus. 

Les auteurs des études insistent entre autres sur le rôle des problèmes relationnels au travail, et sur celui de la perte de motivation pour un travail répétitif, trop stressant ou trop lourd physiquement. 

Dans certains cas, il pourrait s’agir d’un conflit important entre ce que notre conscient a décidé de faire et ce que notre inconscient pense qu’il serait bon de faire. Comme leurs avis divergent, ou s’opposent, l’inconscient provoque un mal de dos pour nous empêcher « d’avancer ». Cette théorie mérite l’attention, particulièrement lors de récidives fréquentes ou en cas de lombalgies chroniques. 

"Les facteurs psycho-sociaux jouentun rôle majeur"

Facteurs de risque de passage à la chronicité 

Beaucoup d’études ont cherché à identifier les facteurs de risque de chronicité, pour ne pas laisser s’installer une pathologie chronique. 

Parmi les facteurs de risque, on note la durée d’évolution de la lombalgie avant la première consultation, la prescription de repos au lit strict même de courte durée, un traitement antidouleur insuffisant, une compréhension insuffisante du mal de dos, ainsi que des problèmes professionnels et psychologiques. Par contre, la reprise rapide du travail diminuerait le risque de passage à la chronicité.

En cas de lombalgies chroniques, il existe dans notre pays plusieurs « écoles du dos », dans lesquelles il est possible d’apprendre les bonnes postures, de pratiquer des exercices d’échauffement, de souplesse et de musculation abdominale, et aussi d’obtenir un suivi diététique et psychologique. Ce programme, personnalisé pour chaque patient, s’étalera sur plusieurs séances qui se déroulent en petits groupes.

Mieux vivre avec le mal de dos, 2008
Harmonet C, Prévenir et guérir le mal de dos, 2007, Ed. Odile Jacob

Bristol-Myers Squibb Belgium DAFALGAN® est un médicament à base de paracétamol. DAFALGAN® 500mg est réservé aux enfants à partir de 11 ans et aux adultes. DAFALGAN® Forte 1g peut être utile pour contrôler l’analgésie chez certains patients de plus de 15 ans. Dafalgan Odis est réservé à l’adulte. Demandez conseil à votre pharmacien. Lisez attentivement la notice. Pas d’utilisation prolongée sans avis médical.